Nos Conseils du Mois
L’Orientation en classe de troisième, en seconde, en terminale
Bien souvent, quand on regarde la scolarité des adolescents qui ont des difficultés, on se rend compte qu’ils sont à la ‘traîne’ depuis longtemps. Les parents acceptaient plus ou moins les mauvaises notes tant que leur adolescent passait en classe supérieure. Ils se soucient des notes au moment des grands choix d’orientation.
Au moment des choix, beaucoup de lycéens hésitent sur leur orientation soit parce qu’ils n’ont pas les notes qui leur permettent de choisir ou d’être sélectionnés, soit parce qu’ils n’ont pas pris le temps de réfléchir à ce qu’ils veulent faire, soit parce que le choix de leurs parents bloque leurs propres désirs.
L’influence de l’environnement est déterminante quand l’adolescent n’a pas décidé de son orientation et/ou n’a pas de projet précis. Les parents ont en général une idée ou des souhaits partagés ou non par leur adolescent. Les classes prépa : « c’est ma mère qui veut ». « Les concours, il m’en faut un », « n’importe lequel pour être tranquille ». L’adolescent peut se laisser convaincre par peur de s’opposer ou par facilité parce qu’il n’a pas à réfléchir. « Je ne sais pas quoi faire », « je doute », « je n’en suis pas capable », « c’est trop pour moi », etc.
Il peut aussi s’opposer aux projets de ses parents par besoin de s’affirmer.
Que dire de l’influence des copains ? Il est vrai que sans projet précis, il est tentant de faire comme ses copains, car un adolescent ne mesure pas toujours l’importance de son engagement dans les études.
Il n’est pas si rare que des adolescents, pendant leur année de terminale, ne sachent pas quelle orientation prendre. Ils ont simplement besoin de temps, de faire plus de recherches, de rencontrer des professionnels. Beaucoup de parents acceptent d’autant plus facilement que leur adolescent a une bonne moyenne et n’a jamais redoublée. Pour eux, ce n’est pas perdre une année. L’adolescent est plus mûr, peut davantage se dégager des désirs parentaux et exprimer les siens.
L’objectif dit à la famille, aux copains, au conseiller d’orientation, n’est pas forcément l’objectif réel car l’adolescent a quelquefois des doutes sur ses capacités à faire et à être. Il n’ose donc pas parler de son souhait de peur de paraître prétentieux.
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Scott hésite entre la police (lieutenant), l’armée et le droit. En fait ce qu’il veut faire, c’est intégrer le GIGN, ce qu’il n’a dit à personne. Il se dit patriote et envie les forces d’intervention déployées en Côte d’Ivoire. Il a fait quelques démarches, a rencontré un agent de la police, s’est renseigné sur les modalités d’intégration au GIGN mais n’a fait aucune démarche pour l’armée.
Son objectif est d’obtenir un bac + 2 ou 3 puis de passer un concours pour intégrer la police ou l’armée. Il a pensé à faire une école de commerce, un IUT ou encore, un BTS mais la gestion l’ennuie. En fait, ce sont des idées ou suggestions de ses proches.
Un troisième choix envisageable est celui de faire des études de droit, comme sa sœur.
Enfin une quatrième possibilité s’offre à lui. C’est le choix de sa famille qui le verrait bien faire de la comptabilité….
Au fur et à mesure qu’il explique ce qu’il aime faire, il se rend compte qu’il serait très à l’aise dans les métiers de la communication. En reparlant de ce qui provoquait son envie d’intégrer les forces d’intervention, il réalise que c’est le rôle de médiateur qui lui plaît. Le GIGN négocie aussi beaucoup avant d’intervenir. Il retient aussi la nécessité de comprendre le pourquoi des situations. Et il arrive presque naturellement à penser à d’autres métiers. Au fil de l’entretien, en analysant et en comprenant les motivations de ses choix, il élimine ce qui ne l’intéresse plus. Il change donc d’avis et s’oriente vers ce qui lui plait : être médiateur ou psychologue.
L’influence de l’environnement est souvent incontestable et importante d’abord dans le choix d’un projet, qu’il soit approuvé ou désavoué, puis dans sa réalisation. Celle-ci peut être facilitée ou entravée. C’est à la personne à être convaincue de son désir et de sa réussite. C’est aussi à elle de mettre en place, accompagnée ou non, les conditions de son succès.
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« Les classes prépa : c’est ma mère qui veut » Clara est brillante mais ne sait pas très bien ce qu’elle veut faire. Elle a 17 ans, a fait un parcours sans faute et est admise dans une bonne prépa. Elle a toutes les chances de passer en deuxième année mais fin février, elle ‘bloque’. Elle se rend compte que l’économie ne l’intéresse pas. Comment a-t-elle choisi cette filière et pourquoi cette indécision qui se transforme en refus ?
En fait, au moment de donner son orientation, elle n’avait pas d’idée. Une partie de ses copains avait décidé de faire du droit et l’autre de faire une classe prépa. Elle a préféré la classe prépa parce qu’elle avait besoin à ce moment là, d’être encadrée. Elle avait l’impression de rester un peu au lycée et de ne pas avoir à gérer librement son temps comme peuvent le faire des étudiants. Deux séances de travail ont été nécessaires avant qu’émerge son propre projet : faire du droit international. La maman qui s’était rendue compte du manque d’intérêt de sa fille pour l’économie (« elle n’a ouvert aucune des revues d’économie auxquelles je l’ai abonnée ») a bien sûr accepté son choix.
Il est important d’être attentif aux comportements de son adolescent, de s’en préoccuper, d’en discuter avec lui et de pouvoir accepter son évolution. Il faut aussi oser lui accorder un droit à l’erreur.
Face à des problèmes d’orientation, vous et votre adolescent pouvez vivre, momentanément, des moments d’inconfort. Il est, toutefois, indispensable de définir un ou des objectifs et de prendre le temps de réfléchir à ses choix de vie.
Il peut alors être nécessaire de changer soit un comportement ou une attitude soit de valeurs ou d’activités.
Conseils : N’hésitez pas à préciser à votre adolescent son droit de changer d’avis et aussi celui de pouvoir faire des études à tout âge.
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